Inscription
En Égypte antique, le scribe est le gardien de l’écriture.
Formé à lire et à écrire les hiéroglyphes, l’hiératique et le démotique, il maîtrise les signes et leur sens. Il conçoit le texte, en décide la formulation et veille à sa transmission.
Les artisans – tailleurs de pierre, graveurs de matériaux (pierre, or, cuivre) ou peintres sur bois, tissu ou papyrus – exécutent matériellement l’inscription. Mais l’écriture elle-même relève du scribe.
Le geste est collectif, mais l’intention est d’inscrire une parole dans la durée.
Les supports deviennent mémoire.
Chaque signe est gravé, aligné, répété. L’écriture organise la surface en lignes rythmées, transforme la matière en récit.
Ces inscriptions millénaires décrivent leur monde pour le fixer et le prolonger.
Dans cette série, l’écriture devient passage.
La connaissance circule à travers les signes, de main en main, de siècle en siècle.
L’écriture n’est plus seulement un langage, mais une trace tangible et durable.
Inscription rejoint Traits d’existence dans les traces de passage : des marques laissées par l’homme pour faire circuler le sens, transmettre la mémoire et inscrire l’existence humaine dans la matière.






