Tracer le quotidien
Le marqueur au sol travaille à hauteur d’homme, mais son geste se joue au ras du sol.
Il tend le cordeau, avance, règle, vérifie.
Son corps accompagne le trait : marcher, s’arrêter, reprendre, corriger.
Chaque geste compte.
La peinture fraîche suit le fil tendu.
Elle devient ligne, bord, repère.
Ce travail demande précision et rythme.
Rien n’est spectaculaire, mais tout est essentiel.
La ligne doit être juste, lisible, durable.
Ces marques organisent l’espace commun.
Elles guident les déplacements, ordonnent les flux.
On les traverse chaque jour, sans y penser, mais elles sont le résultat d’un geste humain, répété et maîtrisé.
Dans cette série, le métier apparaît à travers le corps en action, les mains tachées.
La ligne n’est pas seulement un signe au sol : elle est la trace visible d’un travail quotidien.
Tracer le quotidien s’inscrit dans Présences du geste, en donnant à voir l’homme dans son geste, au moment précis où le trait naît.
Un instant simple, concret, où le travail devient présence.








