Dépouillement
L’élagueur retire pour permettre.
Il coupe, allège la forme. Le geste n’est pas une fin, mais une préparation.
Ce qui disparaît ouvre un espace pour ce qui viendra.
Les arbres apparaissent alors dépouillés.
Branches absentes, volumes réduits, lignes nues dressées vers le ciel.
La silhouette est suspendue dans un état transitoire, entre perte et devenir.
Ces coupes sont des traces lisibles dans le paysage, liées à une saison.
Elles ne figent rien. Elles marquent un temps d’arrêt nécessaire, un moment de retrait avant la reprise du vivant.
Dans cette série, l’arbre devient un trait en attente – celle du printemps.
Un corps taillé, réduit à l’essentiel, mais destiné à la repousse.
Dépouillement rejoint Traits d’existence dans les traces partagées : là où le geste humain accompagne le cycle naturel, laissant une marque provisoire, tournée vers la renaissance.







